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30.04.2008
Positive attitude
20 :54
Après avoir fait une digression sur un blog extérieur (je sais pas si j’ai le droit de faire de la pub), une fois de plus sur les couples et les rencontres (75% des blogs et des posts doivent en traiter, le reste traitant de politique), je reviens vers des digressions chez moi (home sweet home) avec un Jimmy (Hendrix bien sûr) dans les oreilles et un truc sympatoche qui se prête bien, once I had a woman (ou pas).
J’attend que ma superbe quiche provençale (tomates, oignon, poivron, thon, olives, crème fraiche et fromage) cuise et comme y’a rien à la télé, j’écris quelques lignes.
Oui, vous me servez de bouche trou quand y’a rien à la télé. Et alors ? C’est chez moi, je fais ce que je veux.
C’est en partie aussi parce qu’il y a rien à la télé cette semaine, que je fais un peu de cuisine.
J’en entends au fond qui ricane. « Hier, le gratin de courgette, c’était pas de la cuisine ! ».
Et pourquoi pas ? J’ai fait cuire les courgettes, j’ai mis avec amour la crème fraîche, le gruyère et la chapelure et j’ai contrôlé la cuisson. Donc c’est de la cuisine. Et c’est pas parce que ce n’est pas compliqué, que c’est pas bon. Non mais !
J’en entends d’autres, qui pourtant essaie d’être discret et de chuchoter : « ah, bah, Barnabé, il est bon à marier. » Réflexion que j’entend souvent quand je narre mes week-ends : travaux, ménage, lessive, repassage et cuisine.
Et bien, une fois encore, je vous merde.
Oui, car tout ça c’est dépassé. Ca montre le décalage qui s’est crée entre la société d’un côté et les trentenaires de l’autre. Trentenaires au sens large (27-34 ans, par exemple).
Tout ça, c’est démodé, c’est fini, on en est plus là.
C’est pas parce que je suis autonome que je vais me marier demain. Bien au contraire.
Un couple ne repose pas sur les tâches ménagères. C’est, à mon sens, devenu très secondaire.
Il y a Picard, il y a le pressing, si les moyens le permette la femme de ménage.
Alors qu’on arrête de lier les tâches ménagères aux probabilités de se marier. C’est à cause de cette société et de ces dictons à la con que je suis seul (oui, ami lecteur, tu remarqueras avec quelle facilité j’arrive à tout coller sur un « on » général sans accepter aucune part de responsabilité dans ma situation actuelle).
A force de m’entendre dire depuis mes 10 ans, « whaou, super, t’es bon à marier », j’ai tout misé dessus ! Résultat : je suis peu sorti, trop occupé à faire le ménage et la popotte, je suis un arriéré de la drague…
Non pas que je veuille absolument me marier et avoir des gosses mais être deux, je dis pas.
Et le fait d’avoir été si longtemps « autonome » (comprendre « seul »), facilite encore moins les autres.
Comme la personne que j’ai commenté ce soir l’a écrit un jour, y’a plein d’avantages à être seul : on peut s’étaler au lit, on choisi sa chaîne télé, on se couche à l’heure qu’on veut, on se lève à l’heure qu’on veut, on bouffe ce qu’on veut quand on veut, on peut ne pas faire la vaisselle, pas faire le ménage, voir qui on veut quand on veut…
Et pour les côtés positifs, je les ai pas expérimenté : s’endormir dans les bras de l’autre, se réveiller dans les bras de l’autre, partager des choses, faire des siestes crapuleuses…
Bien sûr, ami lecteur, il va falloir que tu saches trouver comme d’habitude l’ironie et le second degré dans mes propos.
Bonne nouvelle : mon courrier à 20 000 euros a été retrouvé. Je vais passer un week-end plus décontracté.
Enfin, je vais finir avec la fin de mes stats d’Avril.
Tout est assez pervers. Je vous parle trait de caractères puis stats sur les traits de caractères donc vous, plus j’en parle, plus vous tomber chez moi en googlelisant « trait de caractères ».
C’est balot.
Mais ça change des recherches de pervers.
J’ai aussi eu droit à « caractère insatisfait » : oui madame, oui monsieur (expression de la semaine, y’avait une promo), c’est bien moi. Ne cherchez plus, vous êtes au bon endroit.
« Pasnique » : oui, vous êtes toujours à la bonne adresse. L’orthographe est intéressante, j’ai même du en faire un titre de post. D’ailleurs, après contrôle, je suis le premier résultat google. Faut que je dépose le nom !
« Punta cana club med » : j’étais pas au club med, mais c’était très bien. Merci. Par contre, contrairement à certains club med, les chances de niquer sont réduites, les gens allant beaucoup en couple ou en famille à Punta Cana. Visiteur de passage, te voilà prévenu.
Enfin, un joli « pas hum@in » : là encore, après recherche gogol, je suis le premier résultat.
Merde, j’ai dépeint ma vie de manière si négative ?
Et un invité de dernière minute. Une dépêche AFP vient de tomber sur nos téléprompteurs. Le classique du mois « trait de caractère négatif ». Et oh, j’ai aussi des bons côtés. Merde. Je fait semblant d’être un fainéant, qui ne bosse pas et qui n’a que des défauts, mais c’est pour rire. Voir ma remarque précédente sur l’ironie et le second degré. Non mais.
45 min. que j’écris des conneries. Ma quiche est cuite. A table !
Bonne soirée et bon week-end.
Barnabé
21:33 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note





Commentaires
Amusant les "bons à marier"... on le dit de plus en plus des hommes et de moins en moins des femmes ! à croire que les critères ont changé.
Allez, question bons côtés de la vie en couple, c'est surtout aux niveaux sentiments et échanges. Faut avouer que rigoler sur un oreiller à deux et plus drôle que d'y pleurer seul. Sauf qu'on n'est pas obligé d'y pleurer non plus ! tu noteras le "on", juste pour te faire plaisir et te prouver qu'il va partout où il n'est pas forcément désiré !
Ecrit par : Pomme | 01.05.2008
@ Pomme : non, on est pas obligé de pleurer. D'ailleurs on ne pleure jamais sur l'oreiller. Juste devant les séries à la con parce que c'est triste, émouvant (en bon ou en mal), romantique. Mais je ne sais pas qui est ce "on".
B.
Ecrit par : Barnabe | 02.05.2008
Oh bon sang... combien de fois je l'ai entendu ce "tu es bonne à marier"... moi j'ai aussi eu droit au "jolie comme tu es tu n'auras aucun mal à te trouver un mari"
Si à 15 ans, ça me faisait sourire et ça me flattait, aujourd'hui ça me donne envie de hurler!
Y'a pare contre un autre intérêt à la vie à deux. "On" n'est pas obligé de manger le lendemain les restes de sa tarte aux poireaux ou de son roti de veau...
Ecrit par : Elle | 05.05.2008
@ Elle : aujourd'hui, j'ai "pété un plomb".
Une bonne collègue qui remet ça : "Ah, tu t'es fait une quiche provençale. T'es vraiment bon à marier".
Elle a pas trop compris mon pétage de plomb.
"Mais c'est un compliment, bon à marier !".
NAAAAAAAAAAAAANNNNNNNNNNN.
B.
Ecrit par : Barnabe | 05.05.2008
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